altitonaraphael.jpgRaphaël Heyer est un poète alsacien de langue française né à Strasbourg le 30 décembre 1979. Son enfance a pour cadre la petite ville de Rosheim, au pied du Mont-Sainte-Odile. Etudiant en Géographie puis en Lettres modernes à Strasbourg, il part à Dijon en 2002 pour suivre une formation aux métiers du patrimoine et du livre. C'est le Prix Michel-Burg de Poésie décerné en 2000 aux 1ères Rencontres de Molsheim, initiées par Gérard Burg sous le patronage de Jean-Pierre Faye, qui a véritablement révélé sa poésie sur la place publique. Il avait déjà publié quelques poèmes dans la revue littéraire étudiante Check-Point / Tryptik à Strasbourg auparavant.

Auteur de Vol de feu (2001), Et le Vent sur les eaux (2005) et À cheval sur le trépas (2009) dans la collection « Poètes des Cinq Continents » aux éditions L’Harmattan (Paris), il a donné lecture de sa poésie et pris part à de nombreuses manifestations poétiques comme les Lectures poétiques du FEC à Strasbourg, les Arts au Vert à Stosswihr (68), les marchés de la Poésie de Paris et de Strasbourg, la Nuit de la poésie dans le cadre de la Bibliothèque idéale 2007 à Strasbourg, et en de nombreux autres lieux et circonstances. Il a également organisé l’événement « À la rencontre de Maxime Alexandre (1899-1976) » à Rosheim en 2006, autour de la vie et de l’œuvre du surréaliste alsacien. 

Au-delà de l'écriture poétique, Raphaël Heyer expérimente, en vidéo d'une part, le concept de "poèmétrage", courts-métrages liés à des poèmes, et en théâtre d'autre part, celui de "théâtre éleusinien", qui s'est notamment traduit par l'écriture et la mise en scène de Les Veines du silence en 2002. Il a par ailleurs joué dans plusieurs pièces de théâtre (oeuvres de A. Camus, A. Jodorowsky, H. Levin, P. Minyana, K. Valentin).

Il intervient enfin depuis novembre 2009 dans la vie culturelle de Lausanne, collaborant à plusieurs projets théâtraux ainsi qu'au festival des Urbaines. Une soirée a notamment été consacrée à sa création poétique au Standard Café le 17 novembre 2010. 
Il travaille par ailleurs à son compte en tant que conseiller rédactionnel, écrivain public et correcteur

 

Actualité

 

À VENIR

2014/15 : quatrième recueil en cours d'écriture

 


ARCHIVES

 


PRINTEMPS DES POETES 2014 / NOUVELLES VOIX DE L'EST.

Lecture collective et musicale à 20h30 le 14 mars 2014 à la Bibliothèque municipale de Mundolsheim, 19 rue du Général de Gaulle.

 

 


Raphaël Heyer sera présent à la Foire du Livre du Locle (NE, Suisse) le samedi 7 septembre 2013 (15-17h) et le dimanche 8 septembre (13-15h), sur l'espace de l'éditeur Hélice Hélas. En lignehttp://www.foiredulivre.ch/

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1er - 16 juin 2013, Théâtre de la Tempête -- Cartoucherie (Paris XIIe) Restons Ensemble Vraiment Ensemble (m.e.s. Vincent Brayer).


 

Samedi 25 Mai 2013, 20h30, Théâtre de Bouxwiller (67) : lecture dans le cadre du cycle poétique Pleine Lune.

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Samedi 4 Mai 2013, 11h-12h, Bibliothèque Olympe de Gouges, rue Kuhn, STRASBOURG : lecture dans le cadre de la saison de l'association Ouï Lire.


 

Janvier - Mars 2013, Cie Post Tenebras Lux, Suisse : Un après-midi au zoo (chef de troupe : Cédric Djedje).

 

« Il est des gestes obscurs par lesquels une culture rejette quelque chose ; ce vide par lequel elle s'isole la désigne tout autant que ses valeurs. »

Il y a encore moins de cent ans, on exposait, entre tigres et lions, dans des enclos ou des cages, des individus provenant des destinations lointaines. Après avoir exhibé des proies animales, preuves de la supériorité de l'homme, les jardins zoologiques ont organisé des monstrations de sauvages qui réaffirmaient la suprématie de l'Europe occidentale sur les populations colonisées.

Comment allons-nous vers l'autre ? De quels remparts avons-nous besoin ? Pourquoi l'autre provoque-t-il le même effroi qu'un tigre ? Et de quels stéréotypes raciaux avons-nous hérité ?

Dans le cadre de la semaine d'action contre le racisme 2013, Cédric Djedje revient sur cette amnésie historique avec la compagnie 
Post Tenebras Lux : dites, on rallume la lumière ?

INTRODUCTION

Un après-midi au zoo est un projet théâtral qui veut interroger un pan oublié de la mémoire collective. Entre la seconde moitié du XIXe siècle et la première du XXe, l'Occident est confronté à des révolutions industrielles, scientifiques, politiques et sociales majeures, qui bouleversent en profondeur sa structure et ses représentations. Au cœur de ces bouleversements, les foires et expositions se font le reflet de ces mutations, et notamment des interrogations, fantasmes et angoisses qu'elles suscitent, occupant ainsi un rôle précurseur de média de masse. Partie intégrante, voire point d'orgue de ces manifestations, les exhibitions de populations dites « exotiques » rencontrent un engouement et un succès populaires qui se vérifient partout dans le monde occidental.

Convaincus que ces exhibitions constituent le terreau d'un grand nombre de représentations stéréotypées toujours actives aujourd'hui dans l'imaginaire collectif européen, nous voulons questionner le phénomène à travers les trois thèmes suivants : la construction de l'identité ; le rapport à l'Autre ; la dimension spectaculaire, enfin, qui, en tant que telle, permet la production et la diffusion de ces stéréotypes.

LE PROJET

Entre la seconde moitié du XIXe siècle et la première du XXe, l'Occident est confronté à des révolutions industrielles, scientifiques, politiques et sociales majeures, qui bouleversent sa structure et ses représentations. Au cœur de ces bouleversements, les foires et expositions se font le reflet des mutations, et notamment des interrogations, fantasmes et angoisses qu'elles suscitent. Point d'orgue de ces manifestations, les exhibitions de populations dites « exotiques » rencontrent un engouement et un succès populaires qui se vérifient partout dans le monde occidental.
À l'heure où l'Europe est en proie à une crise identitaire qui libère à nouveau les discours, les sentiments xénophobes et nationaux-populistes, la question ressurgit du rapport à l'Autre, à l'Étranger, à la représentation qui se construit de lui, dans un monde où la puissance de l'image tend à accaparer toute médiation. Il nous apparaît dès lors que dans le phénomène des Zoos humains se trouvent plusieurs clés déterminantes pour appréhender ce que l'on pourrait universellement appeler la « logique du fantasme », où, comme dans une fable, un conte ou un film, la connaissance de la vérité importe moins que la construction du récit lui-même et sa capacité de fascination.

LA THÉMATIQUE

« J'ai pris connaissance du phénomène des zoos humains lors d'une déambulation littéraire à la Librairie Libertaire à Paris. Ce qui m'a interpellé dans un premier temps, c'est l'importance du phénomène, et l'amnésie dont il est victime. En effet, son impact sur les masses européennes fut primordial durant la période 1850-1950, alors que ce phénomène est quasiment inconnu du grand public actuel. Outre l'amnésie historique, c'est la question des marqueurs de séparation et de ségrégation comme définition de l'homme qui m'ont décidé à vouloir les approfondir par le théâtre. »
Cédric Djédjé, comédien et concepteur du projet

« Mon implication dans la dramaturgie et l'écriture de plateau pour le projet de « Un après-midi au zoo » répond à un engagement de longue date sur les questions du racisme et de la xénophobie, et plus généralement sur les langages totalitaires. Mon expérience de bibliothécaire dans un fonds documentaire nazi à Colmar m'a notamment
permis d'approcher précisément les ressorts de la pensée raciste, les différences entre les notions de racisme et de xénophobie, ainsi que la persistance des structures de la pensée totalitaire dans le monde occidental contemporain. Me confronter directement aux zoos humains est donc l'opportunité pour moi d'interroger la langue elle-même ».
Raphaël Heyer, dramaturgie et écriture de plateau 

LE TEXTE

Pour le texte, la compagnie a choisi de se concentrer sur le catalogue de l'exposition du Quai Branly intitulée Exhibitions, l'invention du sauvage ainsi que sur le livre de Patrick Minder La Suisse Coloniale. Mais l'essentiel des textes du spectacles a été écrit par les comédiens et Raphaël Heyer.

Création collective
concept : Cédric Djédjé
avec Vincent Brayer, Koraline De Baere, Catherine Delmar, Claire Deutsch, Cédric Djédjé, Aurélien Patouillard et Joséphine Struba
dramaturgie et collaboration littéraire : Raphaël Heyer
scénographie : Florian LeducYan Juillerat
son et lumière : Florian Leduc
consultants philosophiques : Vladimir Skrivan et Michel Vanni
collaborateurs historiques : Nicolas Bancel, Patrick Minder et Vincent Barras
production : Cie Post Tenebras Lux
coproduction : Théâtre Saint-GervaisArsenicThéâtre 2.21 


 

Janvier - Avril 2013, Skøln Å ThTr, Suisse : Dîtes-moi qui je suis (que je me perde), m.e.s. Vincent Brayer.  

 

«Je m’avance en montrant mon masque du doigt : je mets un masque sur ma passion, mais d’un doigt discret (et retors) je désigne ce masque. Toute passion a finalement son spectateur.» Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux.

Qui dit « je » en nous ? Le « je » d’hier est-il celui d’aujourd’hui ? Mon identité est-elle un kaléidoscope de représentations, certaines de ma fabrication, d’autres volées autour de moi ? Qui suis-je si je suis seul ? Suis-je la même personne en groupe ? L’autre est le critère qui me distingue en tant que « moi », mais l’autre ne m’altère-t-il pas ?

En opposant la vision de l’ego (en vase clos) et la formation interactionnelle de l’identité, la Cie Skøln Å ThTr provoque un hiatus, source de théâtre. Par touches de lumière sculptant l’espace et faisant la part belle aux infinies représentations des acteurs, Vincent Brayer esquisse un univers épuré et invite le spectateur à une quête première et essentielle.

Mise en scène : Vincent Brayer

Interprétation : Emilie Charriot, Claire Deutsch, Charlotte Dumartheray, Thibault Duval, Pierre-Antoine Dubey, Aurélien Patouillard
Assistanat à la mise en scène : Cédric Leproust
Regard dramaturgique : Delphine Abrecht
Scénographie : Chloé Dumas
Collaboration littéraire : Raphaël Heyer
Lumière : Yan Godat
Vidéaste : Laurent Valdès
Administration : Michaël Monney
Coproduction : Cie Skøln Å ThTr, Théâtre de l’Usine, Genève Prairie- Modèle de coproduction du Pour-cent culturel Migros en faveur de compagnies théâtrales innovantes suisses, Arsenic
Soutiens : Canton de Vaud, Loterie Romande, Ernst Göhner StiftungRemerciements : Nicolas Berseth, Koraline de Baere de Clercq, Anne Junker, Jean-Sébastien Monzani, Sébastien Monachon, Adina Secrétan, Vladimir Skrivan, François-Xavier Rouyer, l’équipe de l’Arsenic, l’équipe de la Manufacture – HETSR, l’équipe de l’Usine.


 

1er septembre 2012, Décal'quai, Montreux (CH) : Entre deux zones (conception, jeu & voix : Claire Deutsch ; piano : Raphaël Heyer). Claire Deutsch expérimente un cri d'amour. Cela se passe entre le silence et le cri, entre le silence et la musique, entre le cri et la musique. Les mots sont ceux de Sarah Kane, d'un monologue extrait de Manque. Dans le cadre de la soirée Théâtre, début du spectacle 20h45, entrée : 10 CHF.


 

Avril 2012 : poursuite de la recherche sur les zoos humains (1850-1930) avec le projet Un après-midi au zoo (chef de projet : Cédric Djedje ; scientifiques associés : Nicolas Bancel, Patrick Minder, Vincent Barras) retenu dans le cadre de l'appel à projets de la Haute Ecole de Théâtre de Suisse Romande (HETSR) - La Manufacture


 

Janvier 2012 : le spectacle Restons Ensemble Vraiment Ensemble (m.e.s. Vincent Brayer), programmé dans le cadre de la saison Hors Les Murs du Théâtre de l'Arsenic, est accueilli à la Grange de Dorigny (Lausanne).


 

Novembre 2011 : résidence au Théâtre Saint-Gervais (Genève) avec la Compagnie Post Tenebras Lux sur le thème des Zoos humains.

 

 

 

 



  

 
  
  
 

 
 

 

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